L'aliénation parentale


J'ai reçu un témoignage effroyable d'une maman qui vit en Belgique. Elle me raconte son combat judiciaire pour faire valoir la parole de sa fille qui lui a avoué qu'elle était victime d'attouchements sexuels de la part de son père. Après la danse infernale des experts et des services sociaux qui confirment la véracité des propos de l'enfant, la justice met en place un droit de visite dans un point de rencontre. Ces visites sont tout d'abord médiatisées puis évoluent vers des visites libres auxquelles sa fille refuse de participer. En faisant valoir le point de vue de son enfant, la maman se voit alors accusée par les travailleurs sociaux du centre de rallier sa fille à sa cause, elle serait selon eux sous influence de sa mère, c'est alors qu'on lui parle d'aliénation parentale. Aujourd'hui, la maman est menacée du placement de ses deux enfants pour cause d'aliénation parentale. J'ai moi-même fait l'objet de cette accusation d'aliénation parentale et j'y accorde un paragraphe tout particulier dans mon livre. Il faut savoir que les juges, les assistant(e)s social(e)s aiment beaucoup faire usage de cette notion qui leur semble résumer toute la problématique quand les institutions ne parviennent plus à renouer le lien entre l'enfant et l'un des parents. Ce terme utilisé à tort et à travers par toute la communauté judiciaire est complètement galvaudé par la justice. Mais plus encore, il conduit à décrédibiliser la parole d’un des parents, jusqu'à nier son statut de victime en inversant les responsabilités. Il faut savoir qu'aucune autorité scientifique n’a jamais reconnu un tel « syndrome » et le consensus scientifique souligne le manque de fiabilité de cette notion. Alors, en résumé, nous pouvons être victime de violences conjugales comme j’en ai été victime, ou de violences sexuelles comme c'est le cas pour cette petite fille, et nous voir perdre ce que nous avons de plus cher, c'est-à-dire nos enfants sur la simple suspicion d’une notion d'un syndrome d'aliénation parentale, alors que nous sommes des victimes. Je n'ai plus qu'à dire Bravo à toute cette communauté judiciaire. Il ne reste plus qu’à vous battre pour faire entendre votre statut de victime car malheureusement on est seul face à cette institution judiciaire qui n'évolue qu'au rythme de ses erreurs. Un grand merci à cette maman pour son partage. J’espère qu’en partageant son témoignage nous serons plus nombreux pour faire avancer les choses.




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